Le futur c’est maintenant !

Publié le 9 janvier 2017.

 

Voilà maintenant 50 ans que Las Vegas accueille en début d’année le plus grand salon hight-tech grand public. Magnétoscope, disque laser, DVD et autre télévision haute définition y ont été présentés pour la première fois.
Le vélocipède qui a peu évolué dans sa conception depuis sa création dans les années 1880-1890, sera-t-il impacté par ces nouvelles technologies ? Il serait étonnant qu’il puisse passer au travers sans être touché.
Déjà, je n’imaginais pas en 2 000, date de la mise à disposition du public par le gouvernement américain du système de géolocalisation GPS que nos vélos en seraient équipés quelques années plus tard et que nous pourrions faire nos sorties avec l’équivalent d’une cabine téléphonique dans la poche. Il faudra attendre 2 005 pour voir les premiers GPS conçus pour les cyclistes (Garmin Edge 205).
Lors de ce salon, on a appris que le fabricant de smartphones chinois « LeEco » s’apprêtait à commercialiser deux vélos connectés. LeEco aurait conçu un système d’exploitation spécifique « BikeOS », dérivé de l’Androïd créé par Google qui équipe la plupart de nos téléphones.
Outre le GPS dont on mesure bien aujourd’hui l’intérêt, il devrait permettre de gérer l’éclairage du vélo. Doté d’un accéléromètre, on peut l’imaginer activer des feux de frein préconisés il y a plus d’un an par « La Gazette ». (Voir la chronique du 5/10/2015). Ces vélos seront aussi dotés de fonctions photo et vidéo, ainsi que de haut-parleurs.
Le système permettra de communiquer avec d’autres vélos connectés et ainsi de connaitre leurs positions et de plus ils pourront communiquer entre eux par une fonction talkie-walkie.
Alors là on commence à rêver. Dans nos sorties, les capitaines de route pourraient être informés de ce qu’il se passe à l’arrière, soit par l’intermédiaire d’une « caméra de recul », soit par la fonction « talkie-walkie », mais aussi par la géolocalisation. Il serait ainsi plus facile de savoir qu’une voiture s’apprête à doubler, qu’un copain est à la ramasse ou lâché. Le capitaine pourrait donner des consignes par radio à chacun des membres du groupe ou encore connaitre la position des autres groupes et de leur avancée. Une vraie régie de radio-télévision embarquée sur chaque vélo, plus besoin d’hélicoptère, ou d’ardoisiers pour savoir ce qu’il se passe.
On peut aussi imaginer, comme cela existe déjà sur les voitures, des détecteurs qui par une simple alarme sonore indiqueraient que le véhicule qui s’apprête à nous doubler se trouve à une distance inférieure au 1.5 m préconisée aujourd’hui. Garmin le développe déjà. A l’inverse on peut imaginer qu’un signal sonore ou visuel préviendrait l’automobiliste qu’il est à moins de 1.5m. Une caméra située sous la selle remplacerait avantageusement les rétroviseurs jusqu’à maintenant à l’efficacité limitée, les capteurs de luminosité pourraient activer un éclairage plus ou moins intense pour être bien vu de jour comme de nuit. Les appels d’urgence pourraient être automatisés en cas de chute. La sonnette (réglementaire) deviendrait un vrai klaxon, et pourquoi pas des systèmes ABS et ESP pour améliorer les freinages d’urgence !… a suivre.
Le futur… c’est maintenant !
JY.LP

Photo : 4ERévolution http://www.4erevolution.com/open-source-velo-connecte/

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