Delphine MAREST, du Club « Cyclo Saint Avé« 

«Commencer avec les jambes et finir avec le mental« . C’est carrément ça !

« Delphine MAREST« 

blank Route ou gravel ?

«La Gazette» a remarqué en cette fin de semaine une forte activité sur le compte WatsApp du groupe 1 des Cyclos de Saint Avé. Que se passait-il donc ? On y évoquait une partie de manivelles entre 3h et 7h du matin, ou encore une sortie de 200km, suivie le lendemain d’une autre de 155km. Les acteurs, Mikaël SEVENO et Delphine MAREST, avec l’appui de son mari Alexandre pour la partie assistance familiale. Un message de «Strava» indiquait par ailleurs que Mikaël SEVENO venait dans les Côtes d’Armor de boucler un circuit de 356,2km avec un dénivelé de 4842m, le tout en 14h 48mn et 25 secondes. ?!… La clé de compréhension : le «GravelMan Breizh». C’est quoi ce truc là ?

En fait, il s’agit d’une épreuve de type ultra distance, ultra endurance, en autonomie complète (bikepacking*) et en toute liberté avec de l’aventure et du dépassement. L’organisateur,  est un ancien coureur cycliste élite de 35 ans, Steven LE HYARIC. Il se définit comme «Aventureux», en quête de nouvelles aventures sportives et humaines. Depuis deux ans, il organise des évènements sportifs, les «GravelMan Séries», un peu partout en France, mais aussi à l’étranger comme par exemple, en Toscane en 2021. La distance, 350km environ, à faire en une ou deux journées, à chacun sa vitesse à chacun son plaisir, mais toujours sans assistance en autonomie complète. blankDeux types de parcours sont proposés, un parcours exclusivement route et un autre avec un mix de sentiers et de routes. Le suivi se fait par un trackeur GPS et par dix points de contrôle où chaque participant doit se prendre en photo pour preuve de son passage.

La Breizh édition 2022 était une première. Deux cyclos de Saint Avé, se sont lancés dans l’aventure et ont dignement représenté notre club. Mickaël (Gr. 1) a choisi le parcours route et Delphine a quant à elle, choisi le parcours gravel. Mickaël, accompagné d’un ami marseillais, a fait la boucle en une seule étape, avec un départ vers six heures du matin, en un peu plus de 14 heures de route. Mikaël nous raconte son périple.

Pour Delphine MAREST, qui roule dans le groupe 3, c’était une première dans ce type d’épreuve longue distance. Elle a réalisé la chevauchée au départ de Guingamp en deux étapes. blankLa première de 200km, la seconde le lendemain, de 155km. C’est fatiguée, mais ravie de son aventure qu’elle a franchi la ligne d’arrivée de nuit, son éclairage vélo en panne, éclairée par une simple lampe frontale. Elle a particulièrement apprécié les paysages magnifiques de la Côte de Granit Rose.

Voici le témoignage qu’elle a réservé aux lecteurs de «La Gazette» : «J’ai peu d’expérience en ultra, donc j’ai demandé conseil à mon mari Alex, surtout pour l’alimentation. Je n’ai jamais autant mangé de ma vie! Mais l’hydratation et l’alimentation sont les nerfs de ce périple. J’ai roulé 80% du temps seule, c’était mon choix mai j’ai fait plein de rencontres… J’en retiens qu’il faut non seulement une solide préparation physique et cycliste, mais aussi savoir anticiper tous les cas de figure, avoir du matériel adapté et enfin connaître ses limites. Le single de cette course c’est  : «Commencer avec les jambes et finir avec le mental ». C’est carrément ça ! blank

C’est une superbe 1ère expérience, je vais la renouveler (c’était prévu avant) car unique et avoir une sensation de liberté dans une course sans trop d’impératifs de temps, une organisation assez roots (**) et basique, mais sympathique. Au total 355km, 5400m de dénivelé positif. Des images plein la tête, des cuisses de béton et les bras aussi !»

Ils ne sont pas les premiers cyclos de Saint Avé à se lancer dans des périples au long cours. Cependant, Delphine est la première à le faire selon la formule «Gravel». Cette pratique, très répandue dans certaines régions, comme la Provence par exemple, semble avoir du mal à convaincre les Bretons. Pourtant, dans les pelotons, nombreux sont ceux qui disent être tentés par cette discipline. Les ribinous sont parfaitement adaptés à cela.

Delphine a peut-être ouvert une nouvelle voie, en tous les cas, elle nous donne envie de suivre sa trace.

JY.LP

(*) – Le bikepacking : « est synonyme de liberté et d’autonomie, il s’apparente plus à une philosophie du voyage à vélo qu’à une innovation technique. Son atout majeur est d’ouvrir à tout vélo le champ des possibles vers la randonnée au long cours ». Source : Vélo France Tourisme

(**) – Roots : « très présent dans le langage rastafari. Par extension, se dit d’une personne qui vit simplement, sans complexe, de façon naturelle (proche de la nature), ou au jour le jour (sans se prendre la tête) ». Source : Wikipédia.

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