L’ARDECHOISE 2018 – Parcours “Les Boutières » 125 km.

L’ARDECHOISE 2018 – Parcours “Les Boutières » 125 km.

Il y a une trentaine d’années ils couraient ensemble sous les couleurs de « Olympique Cyclisme Locminé » – OCL.
Bruno LORIC
, grand spécialiste du contre la montre, a délaissé le vélo durant 30 ans et puis il s’y est remis à Saint Avé. Il s’est joint à Alain PEDRONO pour goûter aux cyclosportives.
Après l’AUDOISE, ils sont allés faire l’ARDECHOISE 2018. Ils nous racontent…

Notre petit projet de retourner sur les routes d’Ardèche a pris forme à l’issue de notre première cyclosportive en duo, “L’Audoise” où nous avions
compris la dimension “transcendantale” du plaisir à escalader un col.
Aussi dès notre retour de Carcassonne, nous avons tout mis en oeuvre pour nous rendre dans la Mecque du cyclisme, c’est à dire : SAINT FELICIEN (07)
Pour commencer un hôtel sympa à 20 km du départ nous a servi de camp de base, il y avait là tout le gratin du cyclisme de haute volée (de plus de 50 ans…), la diététique avait été étudiée avec précision (L’EPO était de rigueur tous les soirs vers 19h30 et les repas ne dépassaient jamais 4 000 calories par tête de pipe).
Le vendredi précédent la cyclo, nous récupérons nos dossards à Saint Félicien, l’équipe organisatrice est toujours au top à L’ARDECHOISE et nous trouvons facilement notre interlocutrice bénévole pour nous les donner, bingo, elle nous fait savoir qu’elle est de LOUDEAC !!!!
Un tour chez les exposants pour des achats de dernières minutes. Bruno discute en passionné, avec les gars de chez CANYON et FACTOR pour s’apercevoir que son dernier choix de vélo est le bon (Merci Bruno H…), Alain tombe amoureux d’un cadre de chez 3T où il découvre l’utilité d’un mono plateau (50 x 32). Les températures très basses des matinées nous poussent à acheter des gants pour remplacer nos mitaines trop légères à notre goût, une casquette de légende vient rejoindre notre panier ainsi que des protèges chaussures, bref, nous étions dans la caverne d’Ali Baba. (A refaire d’urgence)
Une petite reconnaissance du dernier col (celui qui monte à Lalouvesc) nous fait faire une halte à Lamastre, dans une taverne où nous retournerons l’année prochaine, tellement l’accueil est agréable, nous y faisons couler un peu d’EPO et ripaillons légèrement.
La reconnaissance nous rassure sur le choix de notre parcours, il est superbe. Nous terminons par reconnaître la route qui nous permettra de repartir rapidement sans encombre. Le retour à l’hôtel est salvateur, car nous avons tout prévu pour prendre soin de nous…
Dernier repas, une petite nuit courte mais bonne et nous sommes debout à 5h du mat, un petit dej rapide mais suffisant et c’est parti mon kiki.
Une fois sur place, nous constatons une chose : la météo s’est encore trompée, il fait très doux, même à 7h du matin sur Saint Félicien. Nous partons un peu trop couverts mais bon, il vaut mieux avoir trop chaud que trop froid…
On arrive un peu sur le tard dans les starting-blocks mais finalement on en sera très contents, en effet en partant dans le dernier tiers des 16 000 partants, nous ne faisons que remonter le long peloton de cyclistes de tous styles… c’est le pied.
Bruno en devient grisé et enclenche une montée rapide du premier col (Col du Buisson), la route est hyper agréable, roulante sans gros pourcentage mais sans répit non plus, sur le haut c’est au tour d’Alain de prendre les commandes. Il accroche un groupe dirigé par deux Germains : A l’entame de la descente, il passe devant pour éviter les surprises et choisir sa trajectoire ; une fois arrivé en bas, pas de Bruno dans le groupe, il fait usage de son téléphone pour se joindre, une rapide conversation pour comprendre que Bruno est tombé sans gravité, mais tombé quand même. Alain décide de l’attendre pour effectuer la montée du second col (Col des Nonières) ensemble en imposant un rythme compatible à eux deux.
La descente qui suit est sans danger et s’effectue à vitesse réduite pour reprendre nos esprits après la chute, la ville de Cheylard nous transfère tout de suite sur le parcours de 125 km. Là, nous nous retrouvons à devoir assumer le tempo à deux, car nous ne trouvons pas de groupe à notre niveau et la ville de St Martin de Valamas, arrive pour nous permettre de nous relever un peu. A partir de là, un col de 18 km s’offre à nous. (Col de Clavieres).
La montée devient un peu plus hard au fur et à mesure des kilomètres et la chaleur commence à nous faire comprendre que la partie n’est pas gagnée. En effet la sueur commence à perler sur les visages et nous faisons un petit arrêt qui permet d’enlever les vêtements en trop. La fin du col nous donne accès à un ravitaillement salvateur en eau, le suivant (Col de Freydaparet ) donne l’occasion à Bruno de donner le feu vert à Alain pour effectuer la dernière partie du parcours à sa vitesse.
Alain, saute dans la roue d’un jeune Hollandais pour rejoindre le haut du col de Freydaparet, il restera avec lui jusqu’au col de Rochepaule où il descend quelques dents et laisse son compère Néerlandais aux fraises, le dernier col (Col de Lalouvesc) s’effectue à sa vitesse, une vitesse moyenne mais suffisante pour que personne ne le double dans ce col.
De son côté, Bruno reprend son rythme, cette solution va lui permettre d’effectuer une descente d’enfer du dernier col. Cette montée rapide pour l’un et cette descente rapide pour l’autre vont leur permettre d’obtenir tous les deux les « Diplômes d’Or » et des places respectables dans leur catégorie des plus de 50 ans.
Faut avouer que les derniers kilomètres sous le cagnard Ardéchois (finalement il fait plutot 26°/28°) nous assomme un peu, en plus, on se trompe de route pour rejoindre la voiture et on rajoute au moins 10 km de récupération involontaire à notre parcours mais, car il y a un mais, on est super contents de notre équipée en ARDECHE, immédiatement on se met en tête de revenir en 2019. Avec qui on ne sait pas mais nous, on y sera.

A bientôt à tous et pensées amicales à Patrick.

ALAIN ET BRUNO

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