De nuit comme de jour… suite

De nuit comme de jour… suite

Nous sommes de plus en plus nombreux à être convaincus de l’efficacité des feux arrière pour attirer l’attention des automobilistes qui se rapprochent de nous et qui s’apprêtent à nous doubler.
Cette chronique n’a pas pour objet de traiter de l’éclairage des vélos mais simplement de l’utilité des feux arrière.

Tous en infraction !

Au regard de la règlementation, je n’ai pas encore vu un cyclo des environs qui pourrait ne pas être verbalisé par la Marée Chaussée si elle voulait faire preuve de zèle. En effet, tous nos vélos devraient être équipés pour rouler en plein jour, de catadioptres avant blancs, de catadioptres arrière jaunes ainsi que de réflecteurs latéraux oranges, droite et gauche placés dans les roues, plus des réflecteurs sur les pédales et enfin, cerise sur le gâteau, nous devrions tous  » être muni d’un appareil avertisseur constitué par un timbre ou un grelot dont le son peut être entendu à 50 mètres au moins. L’emploi de tout autre signal sonore est interdit ». (Article R 313-33) Le claquement des freins et le sifflet ne sont pas autorisés.
En l’absence d’un de ces équipements l’amende peut aller de 11€ à 33€.
La même réglementation ne dit rien sur la puissance de l’éclairage, si ce n’est que la lumière émise doit être « non éblouissante »…!?
Pourtant, l’évolution de la technologie fait que la question de la puissance se pose aujourd’hui.
Nos anciennes dynamos ou piles à lampes incandescentes ne permettaient pas de rendre un feu rouge arrière visible en plein jour. Aujourd’hui la puissance des LED, le peu d’énergie qu’elles nécessitent et la qualité des optiques permettent en plein soleil et durant plusieurs heures de rendre un mini feu parfaitement visible.

Alors quelle puissance pour un feu arrière ?

Pour mesurer celle-ci on parle le plus souvent de « lux » [lx], ou de « lumen » [lm], mais aussi parfois de « candela » [cd].
Retenons que le lumen mesure la quantité de lumière émise par une source, c’est à dire la cause et que le lux mesure la quantité de lumière reçue par une unité de surface (le m²), c’est à dire la conséquence. Pour en savoir plus.
Dans le commerce, on fait le plus souvent référence aux lumens.
En l’absence de réglementation, pour un feu arrière, « La Gazette » estime, – et cela n’engage qu’elle – qu’une puissance de 25 à 35 Lumens, permettant une visibilité diurne de 300 à 500 mètres, peut constituer une bonne base.
Au delà de la puissance de la source elle-même, la qualité de l’optique est aussi importante. En effet, c’est elle qui va plus ou moins concentrer le faisceau lumineux et donc faire en sorte qu’il soit bien visible, à la fois de loin lorsque l’on est dans son axe, mais aussi plus largement lorsque l’on se rapproche du vélo. Certains feux disposent en même temps d’un éclairage large continu et en son centre d’un faisceau concentré de longue portée clignotant.
On trouve aussi des produits de 65 lumens, très performants, vendus pour être visibles à 2 km, mais qui peuvent se révèler gênants lorsque l’on roule en groupe.
Le feu avant, qui devient alors un véritable phare peut aller jusqu’à plus de 1500 lumens. Mais c’est une autre question où il s’agit de voir la nuit, plus que d’être vu. En revanche, la question peut intéresser les copains qui préparent le prochain « Paris Brest Paris », on en connait.

Quelle batterie ?

On ne peut que conseiller les accumulateurs au lithium-ion rechargeables par un câble USB sur un ordinateur ou un chargeur de téléphone. Plus coûteuses à l’achat, mais plus pratiques et plus économiques à l’utilisation, ces batteries permettent de miniaturiser l’ensemble du feu.

Quel budget ?

En la matière, les plus économiques ne semblent pas être les plus performants.
Alors, une bonne batterie, de bonnes LED, une bonne optique qui va tirer le maximum de la source lumineuse, une bonne unité électronique, le tout parfaitement étanche, incassable et miniaturisé ça se paye !
Le plancher de qualité doit se trouver aux alentours de 20€ à 30€ pour un feu. Cependant en se développant le marché va rapidement faire baisser les prix.
Dernier point, jusqu’à peu la réglementation n’autorisait pas les feux arrière clignotants, ils devaient être fixes. Depuis un décret du 13 avril 2016, ces feux sont devenus réglementaires.

Une bonne chose, car plus efficaces pour la sécurité des cyclos. Nous allons pouvoir en faire la démonstration.

JY.LP

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